Poème 'La fin de la journée' de Charles BAUDELAIRE dans 'Les Fleurs du Mal'

La fin de la journée

Charles BAUDELAIRE
Recueil : "Les Fleurs du Mal"

Sous une lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, impudente et criarde.
Aussi, sitôt qu’à l’horizon

La nuit voluptueuse monte,
Apaisant tout, même la faim,
Effaçant tout, même la honte,
Le Poète se dit :  » Enfin !

Mon esprit, comme mes vertèbres,
Invoque ardemment le repos ;
Le coeur plein de songes funèbres,

Je vais me coucher sur le dos
Et me rouler dans vos rideaux,
Ô rafraîchissantes ténèbres ! « 

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Commentaires

  1. Dans un hiver tiède
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    Un soleil d’hiver me regarde,
    Saison qui tiédit, sans raison,
    De toute sa force blafarde,
    Cet astre chauffe ma maison.

    Bien basse est son inclinaison,
    Et son coucher guère ne tarde ;
    Au jardin, nulle floraison,
    Très peu d’amour au coeur du barde.

    Buvant du vin dans un tripot,
    Ou, chez moi, goûtant le repos,
    Je compose ce chant funèbre ;

    Mais quand la lune reviendra,
    Je me blottirai sous mon drap,
    Bénissant les douces ténèbres.

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