Poème 'La jeune fille' de Jules VERNE

La jeune fille

Jules VERNE

Cachée au sein des nuits, des astres, qu’à foison
Dieu sema dans le ciel pour sourire à la terre,
Une étoile surtout, au seuil de la maison
Luit, et répand sur elle une douce lumière !

C’est une jeune fille, à l’aimable raison.
Elle est modeste, plaît, mais sans chercher à plaire ;
Elle vit en silence, et l’amour de sa mère,
Les soins de l’intérieur, font tout son horizon ;

Son cœur pour consoler prend une part des peines ;
Ses caresses jamais importunes, ni vaines,
Arrêtent sûrement les larmes dans les yeux ;

La paisible gaîté sur son visage brille ;
Tous l’aiment à l’envi ; c’est un ange des Cieux
Dont le Seigneur a fait l’ange de la famille !

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Commentaires

  1. Le beau marin séduit des filles, à foison ;
    Chaque fois qu'ils séjourne une semaine à terre,
    Il trouve une servante en une humble maison,
    Il entre dans sa chambre, il éteint la lumière

    Et raconte sa vie, sans rime ni raison,
    Mais sûr d'être entendu, et assuré de plaire.
    Et la fille, oubliant les leçons de sa mère,
    Accueille l'arrivant des lointains horizons.

    Un marin dans le lit, ça soulage la peine ;
    Sa présence n'est point importune, ni vaine,
    Il a l'immensité des sept mers dans ses yeux.

    Le soleil tropical sur son visage brille ;
    Son regard est plus vif que l'orage des cieux,
    Et puis, après l'amour, lui, c'est un joyeux drille !

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