Poème 'La vie' de Jules VERNE

La vie

Jules VERNE

Le passé n’est pas, mais il peut se peindre,
Et dans un vivant souvenir se voir ;
L’avenir n’est pas, mais il peut se feindre
Sous les traits brillants d’un crédule espoir !
Le présent seul est, mais soudain s’élance
Semblable à l’éclair, au sein du néant !
Ainsi l’existence est exactement
Un espoir, un point, une souvenance !

Poème préféré des membres

ATOS et spleennetwork ont ajouté ce poème parmi leurs favoris.

Commentaires

  1. Avec aucun organe on ne perçoit le temps.
    D'ailleurs il ne se tient pas dans les phénomènes,
    Il ne fait qu'émerger quand l'esprit se promène
    Auquel en aucun cas il n'est pré-existant.

    On ne le perçoit pas, on l'évalue, pourtant,
    Il joue un rôle-clé dans beaucoup de domaines.
    Est-il donc objectif, ou simple idée humaine ?
    Trancher entre les deux, ce n'est pas important.

    Il faut goûter le temps, ne pas le vivre en vain,
    Voir qu'il est différent pour le buveur de vin,
    Voir qu'il est transformé dans l'élan poétique.

    Il faut laisser le temps partir et revenir,
    Sourire à des projets et à des souvenirs ;
    Ne pas en avoir peur : le temps est amnésique.

Trackbacks
  1. UN JOUR, UN TEXTE # 1191 | EN VIEL ESM OTS

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS