Poème 'La statue de la vierge' de guillaumePrevel

La statue de la vierge

guillaumePrevel

A l’orée du bois noir que le temps fouette
On l’aperçoit qui fixe l’horizon derrière les arbres
Dessinant dans leurs ombres une blanche silhouette

Sa vision rassure les croyants qui passent avec ferveur
Mais curieusement m’inquiète par sa rigidité pâle
Et j’accélère toujours le pas, fuyant son regard nid de terreur

Alors, j’entends sa voix qui me dit : Tu me vois et je te vois!
Et un vent froid glisse sous mes vêtements comme des mains
Maigres de défunts et griffent ma chair piquée d’effroi!

Terrifié je parle à haute voix pour assurer mon chemin
Et me dire que la statue de la vierge n’est faite que de marbre
Pour que cette apparition cesse enfin!

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