Poème 'Le cabotin' de guillaumePrevel

Le cabotin

guillaumePrevel

Douleur, je connais ton cri perfide
Ce souffle rauque et sonore qui détruit
Lentement les corps dans l’atrocité de la nuit.
Douleur, je connais ton oeuvre déicide

Et le travail patient qui t’anime
A faire de vies heureuses de pâles calvaires,
Pour mener à bon port tes victimes sous la terre
Nourricière; Douleur, soit, je connais bien la rime

Fais de moi ton souffreteux pantin
Et dis à ceux qu’un lourd chagrin
Mènera au devant de mon tombeau

Que mes jours de vie étaient très beaux
Même sous l’orage de tes affres infernaux
Et que je vivais le bonheur comme un cabotin.

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