Poème 'Le Ciel ne veut, Dame, que je jouisse' de Pierre de RONSARD dans 'Premier livre des Amours'

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Le Ciel ne veut, Dame, que je jouisse

Pierre de RONSARD
Recueil : "Premier livre des Amours"

Le Ciel ne veut, Dame, que je jouisse
De ce doux bien que dessert mon devoir ;
Aussi ne veux-je, et ne me plaît d’avoir
Sinon du mal en vous faisant service.

Puisqu’il vous plaît, que pour vous je languisse,
Je suis heureux, et ne puis recevoir
Plus grand honneur, qu’en mourant, de me voir
Faire à vos yeux de mon coeur sacrifice.

Donc si ma main, malgré moi, quelquefois
De l’amour chaste outrepasse les lois,
Dans votre sein cherchant ce qui m’embraise,

Punissez-la du foudre de vos yeux,
Et la brûlez : car j’aime beaucoup mieux
Vivre sans main, que ma main vous déplaise.

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Commentaires

  1. Crosse magique
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    L’évêque sait d’étranges artifices,
    Lui qui reçut de magiques pouvoirs ;
    Et cette crosse est son plus bel avoir,
    Qui lui rendit de merveilleux services.

    Or, n’en craignez jamais de maléfice :
    Un noble usage il fait de son savoir,
    Soit pour guérir, ainsi qu’on peut le voir,
    Ou pour bénir l’agneau du sacrifice.

    Ce bon prélat s’amuse quelquefois
    À contourner de l’Univers les lois,
    Mais sans jamais provoquer de malaise.

    Il peut gagner d’inaccessibles lieux,
    Voir l’inframonde, à la grâce de Dieu,
    Ou voleter au-dessus des falaises.

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