Poème 'Le phare' de guillaumePrevel

Le phare

guillaumePrevel

J’irai m’asseoir ici près du phare
Face aux vents les plus forts
Pour qu’ils battent les flancs de mon corps
Le soleil sera bas à l’horizon, il sera déjà tard

J’y écouterai seul le vent sinistre
Le vent qui balaie les hautes herbes
Et qui pousse les eaux en de grosses gerbes
La plage, les nuages seront couleur de bistre

Ma voix éteinte sera celle du silence
Pour ne commettre aucune offense
A la beauté brutale de la nature

Je serai immobile comme ce phare
Immuable, solitaire, et blafard,
A écouter la voix terrible venue du fond des âges.

1 MAI 2020

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