Poème 'Le piano que baise une main frêle' de Paul VERLAINE dans 'Romances sans paroles'

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Le piano que baise une main frêle

Paul VERLAINE
Recueil : "Romances sans paroles"

Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu’un très léger bruit d’aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d’Elle.

Qu’est-ce que c’est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin ?
Qu’as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?

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Commentaires

  1. Ichtyopodes
    -------------

    Les poissons n'ont que des pattes frêles,
    Pour marcher, ça convient vaguement.
    L'exocet, par bonheur, a des ailes,
    Ça lui donne un profil bien charmant.

    Un poisson galopant, tout soudain :
    S'en va-t-il à la messe, ou, peut-être,
    Récolter la salade au jardin ?
    Non, c'était pour fermer la fenêtre.

    Les poissons, récitant du Verlaine
    (Dont le rythme est impair) sont heureux
    Chaque fois qu'applaudt leur marraine
    Qui leur offre un gâteau plantureux.

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