Poème 'Le poète et la muse' de Paul VERLAINE dans 'Jadis et naguère'

Le poète et la muse

Paul VERLAINE
Recueil : "Jadis et naguère"

La Chambre, as-tu gardé leurs spectres ridicules,
O pleine de jour sale et de bruits d’araignées ?
La Chambre, as-tu gardé leurs formes désignées
Par ces crasses au mur et par quelles virgules ?

Ah fi! Pourtant, chambre en garni qui te recules
En ce sec jeu d’optique aux mines renfrognées
Du souvenir de trop de choses destinées,
Comme ils ont donc regret aux nuits, aux nuits d’Hercules !

Qu’on l’entende comme on voudra, ce n’est pas ça :
Vous ne comprenez rien aux choses, bonnes gens.
Je vous dis que ce n’est pas ce que l’on pensa.

Seule, ô chambre qui fuis en cônes affligeants,
Seule, tu sais! mais sans doute combien de nuits
De noce auront dévirginé leurs nuits, depuis !

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Commentaires

  1. Le regret peut aussi dicter un grand sonnets.

  2. J'ai encore rêvé de lui _____

    'Les rêves, cependant, ne sont pas éternels,
    Pas même ceux qui sont livrés à nos passions.
    Mais merci pour ce peu, Seigneur, Dieu paternel,
    Toi qui pour moi n'es rien qu'un rêve, une fiction.

    J'ai fini de dormir, je vais à mes affaires,
    J'évite d'exciter mon imagination.
    On peut vivre peinard sur cette vieille Terre,
    Manger et travailler et garder sa raison.'

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