Poème 'Le Vendredi du crime' de Robert DESNOS dans 'Les Ténèbres'

Le Vendredi du crime

Robert DESNOS
Recueil : "Les Ténèbres"

Un incroyable désir s’empare des femmes endormies
Une pierre précieuse s’endort dans l’écrin bleu de roi
Et voila que sur le chemin s’agitent les cailloux fatigués
Plus jamais les pas des émues par la nuit
Passez cascades
Les murailles se construisent au son du du luth d’Orphée
et s’écroulent au son des trompettes de Jéricho
Sa voix perce les murailles
et mon regard les supprime sans ruines
Ainsi passent les cascades avec la lamentation des étoiles
Plus de cailloux sur le sentier
Plus de femmes endormies
Plus de femmes dans l’obscurité
Ainsi passez cascades.

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Commentaires

  1. Robert le druide
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    Robert le magicien lit dans l'esprit des femmes ;
    Il y voit scintiller la pierre du désir.
    Capturant ses reflets, il les range à loisir
    Dans un écrin de fer où sont aussi des flammes.

    Puis son esprit charmeur traverse les murailles
    Ou bien s'y répercute ainsi que les échos
    Des hurlements d'un diable et des chants monacaux ;
    Dans le coeur de la pierre il grave un texte en Braille.

    Or, tout cela prend fin dans l'eau d'une cascade,
    Tout n'était qu'illusion, délire en embuscade.

  2. Pierre magique
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    C’est un noble cristal produit par la Nature,
    Auquel on attribue d’innombrables bienfaits ;
    Donc, si l’on t’en donne un, garde-le, c’est parfait ;
    Mets-le dans un écrin de très bonne facture.

    Mais si tu en reçois un faux, par imposture,
    Ne va pas t’exposer à ses mauvais effets ;
    Tu dois éliminer ce joyau contrefait,
    À le garder chez toi jamais ne t’aventure.

    Admire sa splendeur à nulle autre seconde,
    Son coeur où tu liras les secrets de ce monde ;
    Contemple ses reflets, qu’ils soient d’or ou d’azur.

    Il doit, quand tu mourras, retourner à la terre ;
    Tu ne transmettras point cette magique pierre,
    Sous peine de subir un maléfice obscur.

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