Poème 'Meschantes nuicts d’hyver' de Pierre de RONSARD dans 'Derniers vers'

Meschantes nuicts d’hyver

Pierre de RONSARD
Recueil : "Derniers vers"

Meschantes nuicts d’hyver, nuicts filles de Cocyte
Que la terre engendra d’Encelade les seurs,
Serpentes d’Alecton, et fureur des fureurs,
N’aprochez de mon lict, ou bien tournez plus vitte.

Que fait tant le soleil au gyron d’Amphytrite ?
Leve toy, je languis accablé de douleurs,
Mais ne pouvoir dormir c’est bien de mes malheurs
Le plus grand, qui ma vie et chagrine et despite.

Seize heures pour le moins je meur les yeux ouvers,
Me tournant, me virant de droit et de travers,
Sus l’un sus l’autre flanc je tempeste, je crie,

Inquiet je ne puis en un lieu me tenir,
J’appelle en vain le jour, et la mort je supplie,
Mais elle fait la sourde, et ne veut pas venir.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Archange rêveur
    --------------------

    Cet archange rêveur, on le voit sur ce site,
    Il se demande où sont sa cousine et ses soeurs,
    C'est l'archange perdu, c'est l'archange rêveur,
    N'approche pas de lui, ne trouble pas son gîte.

    Jadis, il a reçu des leçons d'Amphitrite ;
    Il est faible à présent, accablé de douleurs,
    Mais garde bon espoir et sourit au malheur :
    Un arc