Poème 'Muses, souvenez-vous' de Germain NOUVEAU dans 'Dixains réalistes'

Muses, souvenez-vous

Germain NOUVEAU
Recueil : "Dixains réalistes"

Muses, souvenez-vous du guerrier,— de l’ancien
Qui ne fut général ni polytechnicien,
Mais qui charma dix ans les mânes du grand Hômme !
Cet invalide était la gaîté de son dôme.
Mon coeur est plein du bruit de sa jambe de bois.
Pauvre vieux ! j’ai rêvé de vous plus d’une fois,
La nuit, quand passe au ciel, avec ses gros yeux vides,
La lune au nez d’argent, astre des invalides,
Ou que le vent se meurt, comme un chant du départ…
Et j’ai fait encadrer le mot de faire-part.

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Commentaires

  1. Deux anges de sable
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    Perchés sur le sommet d'un temple très ancien,
    Ils sont noirs, comme sont les polytechniciens
    Dans leur grand uniforme ; eux, ce sont les deux anges
    Qui, dans le matin clair, de simples mots échangent.

    Plus tard, ils voleront au-dessus des grands bois,
    Aux sources de fraîcheur buvant plus d'une fois,
    Puis ils s'élèveront dans les hauteurs du vide
    Jusqu'à pouvoir toucher les beaux astres limpides ;

    Anges noirs, chaque jour vous est nouveau départ,
    Votre part de ce monde est la meilleure part.

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Germain NOUVEAU

Portait de Germain NOUVEAU

Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français. Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son... [Lire la suite]

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