Poème 'Nul' de Paul ÉLUARD dans 'Répétitions'

Nul

Paul ÉLUARD
Recueil : "Répétitions"

Ce qui se dit : J’ai traversé la rue pour ne plus être au soleil. Il fait trop chaud, même à l’ombre. Il y a la rue, quatre étages et ma fenêtre au soleil. Une casquette sur la tête, une casquette à la main, il vient me serrer la main. Voulez-vous ne pas crier comme ça, c’est de la folie !

*

Des aveugles invisibles préparent les linges du sommeil. La nuit, la lune et leur cœur se poursuivent.

*

À son tour un cri : « l’empreinte, l’empreinte, je ne vois plus l’empreinte. À la fin, je ne puis plus compter sur vous ! »

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Commentaires

  1. Lunes
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    Les lunes du passé dormant dans les ténèbres,
    Ayant ainsi perdu l'étreinte du soleil,
    Ne refléteront plus son éclat nonpareil ;
    Bien froid est leur silence, au fond des cieux funèbres.

    Lunes de l'avenir, qui pourrait vous décrire ?
    Vous avez pour couleur l'invisibilité,
    Nul ne vous voit planer par-dessus nos cités,
    Lunes de l'avenir, nous n'en pouvons rien dire.

    La lune du présent suffit à mon bonheur.
    Sa discrétion du jour et sa splendeur nocturne,
    Son lever, son coucher, sa danse avec Saturne
    Me font aimer beaucoup cet astre promeneur.

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Paul ÉLUARD

Portait de Paul ÉLUARD

Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel (14 décembre 1895 à Saint-Denis – 18 novembre 1952 à Charenton-le-Pont ), est un poète français. C’est à l’âge de vingt et un ans qu’il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme et est l’un des... [Lire la suite]

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