Poème 'Onze Haï-kaïs' de Paul ÉLUARD

Onze Haï-kaïs

Paul ÉLUARD

I

À moitié petite,
La petite
Montée sur un banc.

II

Le vent
Hésitant
Roule une cigarette d’air.

III

Palissade peinte
Les arbres verts sont tout roses
Voilà ma saison.

IV

Le cœur à ce qu’elle chante
Elle fait fondre la neige
La nourrice des oiseaux.

V

Paysage de paradis
Nul ne sait que je rougis
Au contact d’un homme, la nuit.

VI

La muette parle
C’est l’imperfection de l’art
Ce langage obscur.

VII

L’automobile est vraiment lancée
Quatre têtes de martyrs
Roulent sous les roues.

VIII

Roues des routes,
Roues fil à fil déliées,
Usées.

IX

Ah ! mille flammes, un feu, la lumière,
Une ombre !
Le soleil me suit.

X

Femme sans chanteur,
Vêtements noirs, maisons grises,
L’amour sort le soir.

XI

Une plume donne au chapeau
Un air de légèreté
La cheminée fume.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Paul ÉLUARD

Portait de Paul ÉLUARD

Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel (14 décembre 1895 à Saint-Denis – 18 novembre 1952 à Charenton-le-Pont ), est un poète français. C’est à l’âge de vingt et un ans qu’il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme et est l’un des... [Lire la suite]

© 2014 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto