Poème 'Pantomime' de Paul VERLAINE dans 'Fêtes galantes'

Pantomime

Paul VERLAINE
Recueil : "Fêtes galantes"

Pierrot, qui n’a rien d’un Clitandre,
Vide un flacon sans plus attendre,
Et, pratique, entame un pâté.

Cassandre, au fond de l’avenue,
Verse une larme méconnue
Sur son neveu déshérité.

Ce faquin d’Arlequin combine
L’enlèvement de Colombine
Et pirouette quatre fois.

Colombine rêve, surprise
De sentir un coeur dans la brise
Et d’entendre en son coeur des voix.

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Commentaires

  1. Collation
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    Pendant que le pain est tendre,
    Tranchons-le, et sans attendre,
    Tartinons-le de pâté.

    Pour le festin sont venues
    Tant de belles inconnues,
    À la joie des invités !

    N’y voyez des gourgandines,
    Mais bien d’aimables gredines
    Au rire de bon aloi.

    Le vin, qui presque les grise,
    Dans leur regard qu’il irise
    Fait vivre un reflet narquois.

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Paul VERLAINE

Portait de Paul VERLAINE

Paul Marie Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L’emploi de rythmes impairs, d’assonances, de paysages en demi-teintes le confirment, rapprochant même, par exemple, l’univers des Romances sans paroles des plus... [Lire la suite]

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