Poème 'Psaume CXXI' de Jean-Antoine de BAÏF dans 'Les Psaumes'

Psaume CXXI

Jean-Antoine de BAÏF
Recueil : "Les Psaumes"

Levavi oculos meos in montes.

Sur le haut des monts, çà et là regardant,
J’ai levé mes yeux, si secours me viendrait,
Mon secours me vient du Seigneur, qui fit les
Terres et les cieux.

Il ne souffrira le Seigneur, que ton pied
Bronche faux marchant. Il ne dormira pas
Lui qui est ton garde : il ne dormira pas
Non, ni ne prendra

Nul sommeil, lui, lui vigilant qui vient seul
Israël garder. Le Seigneur te gardra :
Voire il t’ombrera le Seigneur ; à ta droite
Il se tiendra.

Les rayons ardents du Soleil de plein jour,
Ni de nuit la lune, n’iront t’offenser ;
Ains de tout danger, le Seigneur te gardra :
L’âme il te gardra.

Quand dehors sortir du dedans tu voudras,
Quand dedans rentrer du dehors tu viendras,
Il te gardera le Seigneur désormais
Partout et toujours.

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Commentaires

  1. Antipsaume CXXI
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    Quand du jardin fut éloigné Adam,
    Il parcourut la route en regardant
    Les alentours, pour bien s'y reconnaître,
    Et fut son propre maître.

    Plus de gardien, de fruit ni de serpent,
    Plus de récits qui vont l'âme trompant :
    Mais la forêt, mais le désert sauvage
    Et la mer, et la plage.

    Maison solide, adossée au rocher ;
    Homme chasseur, bâtisseur et porcher,
    Adam se fait à l'usage du monde
    Et de l'air et des ondes.

    Si le soleil dans l'inframonde fuit,
    Le feu de bois lutte contre la nuit,
    Car Adam sait entretenir les flammes
    Pour réchauffer son âme.

    Adam marchant dans l'ombre des grands bois
    Du Créateur n'écoute plus la voix,
    Mais bien le chant du merle heureux de vivre,
    Dont il fait un beau livre.

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