Poème 'Purgatoire' de François COPPÉE dans 'L'Exilée'

Purgatoire

François COPPÉE
Recueil : "L'Exilée"

J’ai fait ce rêve. J’étais mort.
Une voix dit : — Ton âme impie,
En un très-misérable fort,
Va revivre afin qu’elle expie.

Dans le bois qu’octobre jaunit
Et que le vent du nord flagelle,
Deviens le passereau sans nid.
— Merci. Je vais voler vers elle.

— Non ! sois plutôt l’arbre isolé
Et, dans l’ouragan qui s’irrite,
Tords ton feuillage échevelé,
— Soit. Il se peut que je l’abrite.

— Alors, cœur plein d’amour humain,
Sois le caillou que broie & roule
Le chariot sur un grand chemin.
— Qu’importe ? si son pied me foule.

— Insensé, dit enfin la voix
Qui gronda pour cet anathème,
Sois donc homme encore une fois,
Et revis, mais sans qu’elle t’aime !

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François COPPÉE

Portait de François COPPÉE

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français. Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d’une première rencontre... [Lire la suite]

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