Poème 'Si mille oeillets, si mille liz j’embrasse' de Pierre de RONSARD dans 'Premier livre des Amours'

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Si mille oeillets, si mille liz j’embrasse

Pierre de RONSARD
Recueil : "Premier livre des Amours"

Si mille oeillets, si mille liz j’embrasse,
Entortillant mes bras tout à l’entour,
Plus fort qu’un cep, qui d’un amoureux tour
La branche aimée, en mille plis enlasse :

Si le soucy ne jaunist plus ma face,
Si le plaisir fait en moy son le jour,
Si j’aime mieux les Ombres que le jour ,
Songe divin, ce bien vient de ta grace.

Suyvant ton vol je volerois aux cieux :
Mais son portrait qui me trompe les yeux,
Fraude tousjours ma joye entre-rompue.

Puis tu me fuis au milieu de mon bien,
Comme un éclair qui se finist en rien,
Ou comme au vent s’évanouyt la nuë.

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Commentaires

  1. Mille racines
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    L’arbre s’étale dans l’espace,
    Dont le tronc nous semble une tour ;
    De feuilles sont ses beaux atours
    Qui la plus fine soie surpassent.

    Différente est son autre face,
    Occupant un obscur séjour ;
    Les racines, sans voir le jour,
    Forment une vaste surface.

    Les branches montent vers les cieux
    Où sont les anges et les dieux ;
    C’est grâce à leurs soeurs souterraines.

    Le grand arbre les aime bien ;
    Il ne les privera de rien,
    Lui qui les tient pour souveraines.

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