Dans l’interminable ennui de la plaine
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.Comme les nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la Lune.Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive?Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable
Paul VERLAINE
Paul Marie Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L’emploi de rythmes impairs, d’assonances, de paysages en demi-teintes le confirment, rapprochant même, par exemple, l’univers des Romances sans paroles des plus... [Lire la suite]
- Dédicace
- Ecrit sur l'album de Mme N. de V.
- La soupe du soir
- J'allais par des chemins perfides
- Nous sommes en des temps infâmes
- Voix de l'Orgueil : un cri puissant comme...
- Édition originale contemporaine
- Les chères mains qui furent miennes
- N'est-ce pas ? en dépit des sots et des...
- Jusques aux pervers nonchaloirs




Commentaires
Aucun commentaire
Rédiger un commentaire