Poème 'Le Baiser' de François COPPÉE dans 'Arrière-saison'

Le Baiser

François COPPÉE
Recueil : "Arrière-saison"

Je ne fus heureux ― pas souvent ―
Que par le baiser, je l’avoue.
J’aimais les lèvres sur ma joue,
Quand j’étais un petit enfant.

Le baiser seulement me touche.
Ma jeunesse et mon âge mûr
L’ont cherché, sensuel ou pur ;
Et l’on me baisa sur la bouche.

Aucuns fils ne me survivront ;
La saison d’amour est finie.
A l’heure de mon agonie,
Qui me baisera sur le front ?

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Commentaires

  1. Ambijumart de sable
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    Nous l'avons vu passer, souvent ;
    Il est déroutant, je l’avoue,
    Mais le plumage de ses joues,
    Est doux sous la main des enfants.

    Il frissonne quand on le touche,
    Cet ambijumart d'âge mûr ;
    Il a l'oeil clair et le coeur pur,
    Jamais un gros mot à la bouche.

    Ses noirs regards lui survivront
    Quand sa saison sera finie ;
    À l'heure de son agonie,
    Nous caresserons ses deux fronts.

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François COPPÉE

Portait de François COPPÉE

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français. Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d’une première rencontre... [Lire la suite]

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