Poème 'Le son du cor s’afflige vers les bois' de Paul VERLAINE dans 'Sagesse'

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Le son du cor s’afflige vers les bois

Paul VERLAINE
Recueil : "Sagesse"

Le son du cor s’afflige vers les bois
D’une douleur on veut croire orpheline
Qui vient mourir au bas de la colline
Parmi la bise errant en courts abois.

L’âme du loup pleure dans cette voix
Qui monte avec le soleil qui décline
D’une agonie on veut croire câline
Et qui ravit et qui navre à la fois.

Pour faire mieux cette plaine assoupie
La neige tombe à longs traits de charpie
A travers le couchant sanguinolent,

Et l’air a l’air d’être un soupir d’automne,
Tant il fait doux par ce soir monotone
Où se dorlote un paysage lent.

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Commentaires

  1. Bouddha de Villenave d’Ornon
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    Vers ce village, auprès d’un petit bois,
    Le bienfaiteur des âmes orphelines,
    Le clair Bouddha du pied de la colline
    A consacré le bon vin que je bois.

    Or, lui aussi, pour s’éclaircir la voix,
    Il prend un peu de liqueur opaline ;
    Une servante à la grâce féline
    Vient nous offrir des mets de bon aloi.

    Ce Bouddha vit d’une vie assoupie,
    Laissant du monde augmenter l’entropie
    En raison de son agir nonchalant.

    En son printemps se montre son automne,
    En son discours, un savoir monotone ;
    S’il marche un peu, c’est sur un rythme lent.

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