Poème 'Le tepidarium' de José-Maria de HEREDIA dans 'Les Trophées'

Le tepidarium

José-Maria de HEREDIA
Recueil : "Les Trophées"

La myrrhe a parfumé leurs membres assouplis ;
Elles rêvent, goûtant la tiédeur de décembre,
Et le brasier de bronze illuminant la chambre
Jette la flamme et l’ombre à leurs beaux fronts pâlis.

Aux coussins de byssus, dans la pourpre des lits,
Sans bruit, parfois un corps de marbre rose ou d’ambre
Ou se soulève à peine ou s’allonge ou se cambre ;
Le lin voluptueux dessine de longs plis.

Sentant à sa chair nue errer l’ardent effluve,
Une femme d’Asie, au milieu de l’étuve,
Tord ses bras énervés en un ennui serein ;

Et le pâle troupeau des filles d’Ausonie
S’enivre de la riche et sauvage harmonie
Des noirs cheveux roulant sur un torse d’airain.

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Commentaires

  1. Ambilapinot athlétique
    ----------------

    En quittant son logis, son corps il assouplit,
    Il gambade en avril, il galope en décembre ;
    Nous pouvons rarement le trouver dans sa chambre,
    Il s’active au-dehors, ça ne fait pas un pli.

    Notre Ambilapinot, ce sportif accompli,
    Doit nécessairement mouvoir ses quatre membres ;
    Son corps en plein effort élégamment se cambre,
    L’enthousiasme l’emporte et la force l’emplit.

    Il est évidemment moins porté sur l’étude,
    De sa culture on peut noter l’incomplétude ;
    D’ailleurs, les érudits, pour lui, dont des serins.

    Pas très porté, non plus, sur les cérémonies,
    S’il doit y prendre part, c’est avec ironie
    Qu’il remplira son rôle, assez mal, je le crains.

  2. * * *
    -----

    L'ambilapinot
    N'apprend jamais de poèmes,
    Il peut s'en passer.

  3. * * *
    ------

    Livres qui s’entassent,
    Vieux compagnons familiers ;
    Rangés en désordre.

  4. Ambilapinot athlétique
    ----------------

    En quittant son logis, son corps il assouplit,
    Il gambade en avril, il galope en décembre ;
    Nous pouvons rarement le trouver dans sa chambre,
    Il s’active au-dehors, ça ne fait pas un pli.

    Notre Ambilapinot, ce sportif accompli,
    Doit nécessairement mouvoir ses quatre membres ;
    Son corps en plein effort élégamment se cambre,
    L’enthousiasme l’emporte et la force l’emplit.

    Il est évidemment moins porté sur l’étude,
    De sa culture on peut noter l’incomplétude ;
    D’ailleurs, les érudits, pour lui, sont des serins.

    Pas très porté, non plus, sur les cérémonies,
    S’il doit y prendre part, c’est avec ironie
    Qu’il remplira son rôle, assez mal, je le crains.

  5. ambilapinot oh tu poses un lapin lapineau !!!

  6. (republication pour cause de retouche).

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José-Maria de HEREDIA

Portait de José-Maria de HEREDIA

José-Maria de Heredia (né José María de Heredia Girard 1842-1905) est un homme de lettres d’origine cubaine, naturalisé français en 1893. En tant que poète, c’est un des maîtres du mouvement parnassien, véritable joaillier du vers. Son œuvre poétique est constituée d’un unique recueil, « Les... [Lire la suite]

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