Poème 'Les coquillages' de Paul VERLAINE dans 'Fêtes galantes'

Les coquillages

Paul VERLAINE
Recueil : "Fêtes galantes"

Chaque coquillage incrusté
Dans la grotte où nous nous aimâmes
A sa particularité.

L’un a la pourpre de nos âmes
Dérobée au sang de nos coeurs
Quand je brûle et que tu t’enflammes ;

Cet autre affecte tes langueurs
Et tes pâleurs alors que, lasse,
Tu m’en veux de mes yeux moqueurs ;

Celui-ci contrefait la grâce
De ton oreille, et celui-là
Ta nuque rose, courte et grasse ;

Mais un, entre autres, me troubla.

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Commentaires

  1. C'est un beau poème très romantique. J'aime!

  2. S ombre est le paysage
    O ù je voudrais danser
    U ne danse sauvage,
    R eculer, avancer,
    I nventer un langage
    R ichesse à dépenser,
    E n une demi-heure...

    V oilà mon corps gisant
    E ffondré, comme un leurre,
    R êveur et impuissant,
    T errassé de fatigue,
    I vre et reconnaissant ;
    C oeur éclaté qu'irrigue,
    A rtériel, bondissant,
    L 'orgasme usant les digues.

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Paul VERLAINE

Portait de Paul VERLAINE

Paul Marie Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L’emploi de rythmes impairs, d’assonances, de paysages en demi-teintes le confirment, rapprochant même, par exemple, l’univers des Romances sans paroles des plus... [Lire la suite]

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