Poème 'Lied' de François COPPÉE dans 'L'Exilée'

Lied

François COPPÉE
Recueil : "L'Exilée"

Rougissante & tête baissée,
Je la vois me sourire encor.
— Pour le doigt de ma fiancée
Qu’on me fasse un bel anneau d’or.

Elle part, mais bonne & fidèle ;
Je vais l’attendre en m’affligeant.
— Pour garder ce qui me vient d’elle
Qu’on me fasse un coffret d’argent.

J’ai sur le coeur un poids énorme ;
L’exil est trop dur & trop long.
— Pour que je me repose & dorme,
Qu’on me fasse un cercueil de plomb.

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Commentaires

  1. Piaf-Tonnerre boit de l'eau glacée,
    Car le soleil tape un peu fort ;
    Mais ce soir, finement brassée,
    L'attend la bière aux reflets d'or.

    Innombrables, les hirondelles
    Voltigent en se dirigeant
    Vers les mouches, à tire-d'aile,
    Dans le ciel aux reflets d'argent.

    Phébus au zénith semble énorme
    Et la sueur descend le long
    Des corps en révélant leur forme ;
    Vraiment, c'est un soleil de plomb.

  2. "boit l'eau glacée" mieux pour les pieds.

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François COPPÉE

Portait de François COPPÉE

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français. Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d’une première rencontre... [Lire la suite]

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