Poème 'Qui seroit dans les Cieux, et baisseroit veuë' de Jean de SPONDE dans 'Les Amours'

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Qui seroit dans les Cieux, et baisseroit veuë

Jean de SPONDE
Recueil : "Les Amours"

Qui seroit dans les Cieux, et baisseroit veuë
Sur le large pourpris de ce sec element,
Il ne croiroit de tout, rien qu’un poinct seulement
Un poinct encor caché du voile d’une nuë:
Mais s’il contemple apres ceste courtine blüe,
Ce cercle de cristal, ce doré firmament,
Il juge que son tour est grand infiniment,
Et que ceste grandeur nous est toute incognuë.
Ainsi de ce grand ciel, où l’amour m’a guidé
De ce grand ciel d’Amour où mon oeil est bandé
Si je relasche un peu la pointe aigue au reste,
Au reste des amours, je vois sous une nuict
Du monde d’Epicure en atomes reduit,
Leur amour tout de terre, et le mien tout celeste.

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Jean de SPONDE

Portait de Jean de SPONDE

Jean de Sponde (Joanes Ezponda, en basque), né en 1557 à Mauléon (Pays Basque) et mort le 18 mars 1595 à Bordeaux, est un poète baroque français. Né dans une famille liée à la cour de Navarre, élevé dans un milieu protestant et austère, brillant élève, il reçoit de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV, une bourse... [Lire la suite]

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