Poème 'Mon Dieu, que je voudrois que ma main fust oisive' de Jean de SPONDE dans 'Les Amours'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Jean de SPONDE > Mon Dieu, que je voudrois que ma main fust oisive

Mon Dieu, que je voudrois que ma main fust oisive

Jean de SPONDE
Recueil : "Les Amours"

Mon Dieu, que je voudrois que ma main fust oisive,
Quema bouche et mes yeux reprissent leur devoir.
Escrire est peu : c’est plus de parler et de voir
De ces deux oeuvres l’une est morte et l’autre vive.
Quelque beau trait d’amour que nostre main escrive,
Ce sont tesmoins muets qui n’ont pas le pouvoir
Ni le semblable poix, que l’oeil pourroit avoir
Et de nos vives voix la vertu plus naïve.
Mais quoy : n’estoyent encor ces foibles estançons
Et ces fruits mi rongez dont nous le nourrissons
L’Amour mourroit de faim et cherroit en ruine :
Escrivons attendant de plus fermes plaisirs,
Et si le temps domine encor sur nos desirs,
Faisons que sur le temps la constance domine.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Jean de SPONDE

Portait de Jean de SPONDE

Jean de Sponde (Joanes Ezponda, en basque), né en 1557 à Mauléon (Pays Basque) et mort le 18 mars 1595 à Bordeaux, est un poète baroque français. Né dans une famille liée à la cour de Navarre, élevé dans un milieu protestant et austère, brillant élève, il reçoit de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV, une bourse... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto