Poème 'Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre' de Jean de SPONDE dans 'Les Amours'

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Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre

Jean de SPONDE
Recueil : "Les Amours"

Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre
Que me donne l’absence, et les jours, et les nuicts
Font tant, qu’à tous momens je ne sçay que je suis
Si j’empire du tout ou bien si je respire.
Un chagrin survenant mille chagrins m’attire
Et me cuidant aider moy-mesme je me nuis,
L’infini mouvement de mes roulans ennuis
M’emporte et je le sens, mais je ne le puis dire.
Je suis cet Acteon de ces chiens déschiré!
Et l’esclat de mon ame est si bien alteré
Qu’elle qui me devroit faire vivre me tuë:
Deux Desses nous ont tramé tout nostre sort
Mais pour divers sujets nous trouvons mesme mort
Moy de ne la voir point, et luy de l’avoir veuë.

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Jean de SPONDE

Portait de Jean de SPONDE

Jean de Sponde (Joanes Ezponda, en basque), né en 1557 à Mauléon (Pays Basque) et mort le 18 mars 1595 à Bordeaux, est un poète baroque français. Né dans une famille liée à la cour de Navarre, élevé dans un milieu protestant et austère, brillant élève, il reçoit de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV, une bourse... [Lire la suite]

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