Poème 'Je contemplois un jour le dormant de ce fleuve' de Jean de SPONDE dans 'Les Amours'

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Je contemplois un jour le dormant de ce fleuve

Jean de SPONDE
Recueil : "Les Amours"

Je contemplois un jour le dormant de ce fleuve
Qui traine lentement les ondes dans la mer,
Sans que les Aquilons le façent escumer
Ni bondir, ravageur, sur les bords qu’il abreuve.
Et contemplant le cours de ces maux que j’espreuve
Ce fleuve dis-je alors ne sçait que c’est d’aimer,
Si quelque flamme eust peu ses glaces allumer
Il trouveroit l’amour ainsi que je le treuve.
S’il le sentoit si bien, il auroit plus de flots,
L’Amour est de la peine et non point du repos,
Mais ceste peine en fin est du repos suyvie
Si son esprit constant la deffend du trespas,
Mais qui meurt en la peine il ne merite pas
Que le repos jamais luy redonne la vie.

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Commentaires

  1. Oui, comme l'eau, nous sommes de passage,
    Et « demain » veut parfois dire « autre part ».
    Mais nous crions aux sages du rivage :
    « De nos adieux, n'ayez mauvaise part ».

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Jean de SPONDE

Portait de Jean de SPONDE

Jean de Sponde (Joanes Ezponda, en basque), né en 1557 à Mauléon (Pays Basque) et mort le 18 mars 1595 à Bordeaux, est un poète baroque français. Né dans une famille liée à la cour de Navarre, élevé dans un milieu protestant et austère, brillant élève, il reçoit de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV, une bourse... [Lire la suite]

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