Poème 'Si j’avois comme vous mignardes colombelles' de Jean de SPONDE dans 'Les Amours'

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Si j’avois comme vous mignardes colombelles

Jean de SPONDE
Recueil : "Les Amours"

Si j’avois comme vous mignardes colombelles
Des plumages si beaux sur mon corps attacgez,
On auroit beau tenir mes esprits empeschez
De l’indomptable fer de cent chaines nouvelles:
Sur les aisles du vent je guiderois mes aisles
J’irois jusqu’au sejour où mes biens sont cachez,
Ainsi voyant de moy ces ennuis arrachez
Je ne sentirois plus ces absences cruelles.
Colombelles hélas ! que j’ay bien souhaité
Que mon corps vous semblast autant d’agilité
Que mon ame d’amour à vostre ame ressemble:
Mais quoy, je le souhaite, et me trompe d’autant,
Ferois-je bien voller un amour si constant
D’un monde tout rempli de vos aisles ensemble?

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Jean de SPONDE

Portait de Jean de SPONDE

Jean de Sponde (Joanes Ezponda, en basque), né en 1557 à Mauléon (Pays Basque) et mort le 18 mars 1595 à Bordeaux, est un poète baroque français. Né dans une famille liée à la cour de Navarre, élevé dans un milieu protestant et austère, brillant élève, il reçoit de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV, une bourse... [Lire la suite]

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