Poème 'Sous les branches' de François COPPÉE dans 'Le Reliquaire'

Sous les branches

François COPPÉE
Recueil : "Le Reliquaire"

Palpitante encore du bal,
Elle voulut, la blonde fille,
M’accompagner jusqu’à la grille
Où j’avais lié mon cheval.

Malgré l’appel des ritournelles,
Au jardin nous nous attardions,
Et les choses que nous disions
Étaient tristes et solennelles.

Nous avions pris le long chemin,
Nous avions pris le chemin sombre.
Je ne la voyais pas dans l’ombre,
Mais je la tenais par la main.

Nos baisers rythmaient nos paroles,
Et nous suivions, tendres et las,
La voûte obscure des lilas,
Qui s’étoilait de lucioles.

Et ma chevelure baignait,
Comme dans l’eau les pleurs d’un saule,
Son front posé sur mon épaule,
Son doux front qui s’abandonnait.

Et pour que l’opaque ramure
Couvrit notre rêve enchanté
De silence et d’obscurité,
La brise apaisait son murmure.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

François COPPÉE

Portait de François COPPÉE

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français. Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d’une première rencontre... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto