Poème 'Vent nocturne' de Robert DESNOS dans 'Langage cuit'

Vent nocturne

Robert DESNOS
Recueil : "Langage cuit"

Sur la mer maritime se perdent les perdus
Les morts meurent en chassant des chasseurs
dansent en rond une ronde
Dieux divins ! Hommes humains !
De mes doigts digitaux je déchire une cervelle cérébrale.
Quelle angoissante angoisse
Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus
Cieux célestes
terre terrestre
Mais où est la terre céleste ?

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Dérive urbaine
    ---------------------

    La licorne est à Rome ainsi qu'au Labyrinthe ;
    Elle avait fui les champs qui grouillaient de chasseurs,
    Mais pour quitter la ville, aura-t-elle un passeur ?
    Elle suit les trottoirs, son coeur est plein de crainte.

    Elle foule à présent la terre vaticane
    Et c'est déjà le soir, l'heure entre chien et loup
    Qu'illustrent les exploits du Père Dupanloup.
    Licorne, méfie-toi, si tu vois sa soutane.

    La licorne soudain revoit son copain Pierre
    (Qu'elle avait fréquenté sous le nom de Merlin) ;
    Il trône en majesté aux monts capitolins...
    Sauf que ce n'est pas lui : c'est sa statue de pierre.

  2. Déesse et démon
    ------------------

    Démon-loup, déesse-licorne,
    Vous dansez au jardin qui s'orne
    D'un Arbre, et non pas d'une Croix ;
    Vous en délimitez les bornes.

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS