Poème 'Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre' de Mellin de SAINT-GELAIS

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Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre

Mellin de SAINT-GELAIS

Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre,
De l’estomac les flesches arracher,
Et de mon col le lien destacher,
Qui tant m’ont peu brusler, poindre et estraindre ;

Puis l’ung de glace et l’aultre de roc ceindre,
Le tiers de fer apris à bien trencher,
Pour amortir, repousser et hascher
Foeuz, dardz et neuds, sans plus les debvoir craindre.

Et les beaux yeulx, la bouche et main polie,
D’où vient chaleur, traict et reth si soubdaine,
Par qui amour m’ard, me poinct et me lye,

Vouldrois tourner eulx en claire fontaine,
L’aultre en deux brins de Corail joinctz ensemble,
L’autre en yvoire, à qui elle ressemble.

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Commentaires

  1. Lumière du soir
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    La chandelle, avant de s’éteindre,
    Paraît chercher un sens caché
    Aux vieux papiers un peu tachés,
    Sans le découvrir, peut-on craindre.

    Un désordre impossible à peindre
    Encombre meubles et plancher,
    Les étagères fait pencher
    Et semble vraisemblance enfreindre.

    Chaque verre a son fond de lie,
    Chaque table un monceau qui traîne ;
    Plus d’une sous la charge plie.

    Pareille accumulation vaine,
    Pareil bizarroïde ensemble :
    C’est à mon coeur que ça ressemble.

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