Poème 'Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre' de Mellin de SAINT-GELAIS

Un Jour
Un Poème
Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Mellin de SAINT-GELAIS > Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre

Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre

Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre,
De l’estomac les flesches arracher,
Et de mon col le lien destacher,
Qui tant m’ont peu brusler, poindre et estraindre ;

Puis l’ung de glace et l’aultre de roc ceindre,
Le tiers de fer apris Ă  bien trencher,
Pour amortir, repousser et hascher
Foeuz, dardz et neuds, sans plus les debvoir craindre.

Et les beaux yeulx, la bouche et main polie,
D’oĂč vient chaleur, traict et reth si soubdaine,
Par qui amour m’ard, me poinct et me lye,

Vouldrois tourner eulx en claire fontaine,
L’aultre en deux brins de Corail joinctz ensemble,
L’autre en yvoire, Ă  qui elle ressemble.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Mellin de SAINT-GELAIS

Portait de Mellin de SAINT-GELAIS

Mellin de Saint-Gelais (ou Melin de Saint-Gelays ou de Sainct-Gelais), nĂ© Ă  AngoulĂȘme vers 1491 et mort Ă  Paris en octobre 1558, est un poĂšte français de la Renaissance, qui eut les faveurs de François 1er. Il Ă©tait fort probablement le fils naturel de Jean de Saint-Gelais, marquis de Montlieu, qui appartenait Ă  la petite... [Lire la suite]

© 2012 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS