Poème 'Terre jaune' de Victor SEGALEN dans 'Stèles (du bord du chemin)'

Terre jaune

Victor SEGALEN
Recueil : "Stèles (du bord du chemin)"

D’autres monts déchirent le Ciel, et portant le plus haut qu’ils peuvent les tourments de leurs sommets, laissent couler profondément la vallée.

Ici, la Terre inversée cache au creux des flancs ses crevasses, tapit ses ressauts, étouffe ses pics — et tout en bas

Les vagues de boue chargées d’or, délitées par les sécheresses, léchées par les pleurs souterrains gardent pour quelque temps la forme des tempêtes.

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Alors que, supérieure, ignorant les tumultes, droite comme une table et haute à l’égal des cimes, — la plaine étendue

Nivelle sa face jaune sous le Ciel quotidien des jours qu’elle recueille dans son plat.

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Commentaires

  1. D’autres planètes ornent la galaxie, et portant le plus haut qu’elles peuvent les tourments de leurs habitants, laissent couler profondément la poésie de leurs diverses langues.
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    Ici, toute ces terres inexplorées cachent au creux des océans leurs fosses, tapissenit leurs ressauts, étouffent leur vacarme — et tout au bout de la galaxie
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    Les vagues de poussière chargées d’or, délitées par les vents cosmiques, léchées par les flots de neutrinos, gardent pour quelque temps la forme des premières convulsions de l'univers.

    o

    Alors que, supérieure, ignorant les tumultes, droite comme une table et haute à l’égal des cimes, — la plaine étendue

    Nivelle sa face jaune sous le Ciel quotidien des jours qu’elle recueille dans son plat.

  2. "toutes ces terres"

  3. Alors que, supérieure, ignorant les tumultes, droite comme un rayon solaire et haute à l’égal des nébuleuses, — la vacuité
    *
    Nivelle sa face imperceptible sous l'obscurité quotidienne des jours qu’elle recueille sur cette page.

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